Aujourd’hui, notre système hospitalier est au bord de l’implosion. Non seulement le personnel médical est soumis à des conditions de travail intenable mais c’est nombre de français qui ne peuvent être opérés par manque de place en réanimation ou encore d’autres ne pouvant pour des raisons médicales être vaccinés qui doivent se cloîtrer et être privés de toute liberté sous risque d’attraper la COVID. Tout ceci parce que 5 millions de français refusent d’être vaccinés. « Être élu c’est décider en fonction de l’intérêt général, et donc arbitrer entre des intérêts particuliers divergents; c’est essayer de dépasser ces logiques individuelles » pour tendre vers des objectifs qui répondent aux défis posés. Pour cela, être élu, c’est aussi savoir prendre ses responsabilités et dire clairement à nos compatriotes qui refusent de se faire vacciner qu’ils sont en train de mettre en danger non seulement leur propre vie mais aussi la vie de nombreux autres.  Il n’y a pas de liberté à tuer même indirectement. Notre responsabilité d’élu et de citoyen est de dénoncer clairement cette situation et de tout faire pour qu’elle cesse !

Aujourd’hui, il n’y a que trois possibilités connues pour lutter contre la COVID: la première est une stratégie « zéro COVID » à la chinoise qui impose confinement et  privation totale de liberté ce que les Français n’acceptent pas. La deuxième est une stratégie de confinement telle qu’on l’a connue qui devrait être très dure étant donné la contagiosité des variants actuels et qui détruirait notre économie et ferait peut-être encore plus de mal. La troisième est une vaccination généralisée permettant de baisser la pression sur le système hospitalier tout en préservant notre liberté et l’économie.

L’intérêt général est de faire réussir cette troisième possibilité. Or, pour des raisons électorales, voilà que nombre de candidats et partis politiques cherchant soit à atteindre le seuil pour arriver au second tour de la présidentielle soit à s’assurer d’atteindre la barre de 5% de remboursement des frais de campagne sont prêts à flatter les discours conspirationnistes et anti-vax dans l’espoir de récupérer une quote-part de cet électorat.  Il est aujourd’hui de notre responsabilité de dénoncer ces stratégies criminelles.

Aujourd’hui, il n’y a pas de solution pour imposer par la force l’obligation vaccinale. La seule possibilité est de gêner (certains diront « emmerder », terme peut être maladroit mais qui a le mérite de décrire sincèrement la politique menée) ceux qui résistent au devoir de vaccination en rendant leur quotidien invivable pour les obliger à se vacciner.

C’est triste d’en arriver là, on aurait tous voulu que la pédagogie suffise, mais il faut constater que seule la contrainte a fonctionné jusqu’à ce jour.

Cette problématique n’est pas nouvelle. Il y a un autre cas où elle se pose, c’est sur la question du climat. Là aussi, nos comportements collectifs mettent en péril l’ensemble de la planète. Là aussi, la pédagogie sur le sujet n’est pas suffisante. Situation dénoncée depuis longtemps par les écologistes allant même jusqu’à faire un procès à l’Etat pour lui imposer un devoir de résultat !

Dans son temps, Nicolas Sarkozy avait fermé la parenthèse du Grenelle de l’environnement en déclarant que « ça commence à bien faire ! ». Aujourd’hui, il aurait pu dire qu’il faut « arrêter d’emmerder les Français ». Que l’on trouve que les propos d’Emmanuel Macron soient maladroits ou pas, il faut lui reconnaître le courage de dire clairement qu’il ne cèdera pas à la facilité et au clientélisme politique mais qu’il prendra ses responsabilités pour faire réussir la stratégie vaccinale, seule stratégie nous permettant de sortir sans trop de dommages de la pandémie.

Plutôt que de s’offusquer d’une phrase sortie de son contexte et vidée de son sens, offusquons-nous de ceux qui mettent en danger la vie des autres et profitons-en pour assumer qu’il y a des défis qui se posent à l’humanité qui nous obligent à prendre les décisions qui s’imposent même si elles déplaisent à certains. La pandémie en est une, l’urgence climatique en est une autre !

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